Gérer la détresse psychologique en EHPAD

Plus que jamais, la détresse psychologique des résidents en EHPAD est d’actualité du fait de la pandémie COVID-19 qui touche actuellement le monde entier.

En effet, le confinement et l’interdiction des visites impactent encore plus nos aînés qui vivent déjà dans une certaine forme d’isolement au quotidien de par l’institutionnalisation

La détresse psychologique peut se rencontrer sous plusieurs formes :

  • La tristesse,
  • le refus de s’alimenter,
  • le repli sur soi,
  • voire des idées noires pouvant aller jusqu’aux idées suicidaires.

Elle peut se manifester dès l’entrée en EHPAD, la personne devant se séparer des repères de son domicile où elle a souvent vécu des dizaines d’années avec sa famille mais également de son animal domestique, la majorité des EHPAD ne les acceptant pas.

Elle peut également s’installer petit à petit, de manière insidieuse, sous forme d’agressivité (Jean-Claude Monfort parle de « dépression hostile »[1]) et entraîner une prise en soin erronée.

L’écoute et l’échange avec le personnel soignant, et lorsque cela sera de nouveau possible, les visites, les animations proposées (notamment les échanges intergénérationnels et la zoothérapie) peuvent aider les résidents à s’adapter à la situation et à se sentir mieux. Dans les cas plus importants, un traitement médicamenteux peut être nécessaire.

La sensibilisation et la formation des soignants sont donc indispensables afin de pouvoir repérer au mieux cette détresse psychologique et, ainsi, accompagner de manière optimale les résidents concernés.

[1] Jean-Claude Monfort : « La psychogériatrie », Collection Que sais-je ?, 2014, pp48 à 66.

Marie-Hélène NEPVEU, Psychologue spécialisée en gérontologie

Fermer le menu